Le bisphénol A, un danger pour la santé ?

Nous vous en parlions déjà en 2010 : http://www.meretsante.fr/pages/actualites/bisphenol-a.html, y a-t-il vraiment du nouveau ? Le bisphénol A (BPA) est un composé chimique que l’on retrouve dans de nombreux contenants alimentaires, dont les biberons et certaines boites de conserve. Il a été interdit par la loi du 24 décembre 2012, qui vient compléter la loi de juin 2010 concernant la suspension de la commercialisation de biberons produits à base de bisphénol A.
A compter du 1er janvier 2013, la suspension concernera la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de tout conditionnement comportant du bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec des denrées alimentaires pour les nourrissons et enfants en bas âge.
Au premier janvier 2015, cette suspension s’appliquera à tous les conditionnements à usage alimentaire.

bpa

Le bisphénol A est connu pour s’extraire des plastiques nettoyés avec des détergents puissants ou utilisés pour contenir des acides, ou des liquides à haute température. Sa présence a été détectée chez presque tous les hommes testés aux États-Unis.

On a longtemps affirmé que le bisphénol A était sans danger pour l’organisme, minimisant ou réfutant les tests donnant des résultats contraires.
11 études effectuées par des industriels ne mettent aucun risque en évidence, tandis que d’après un rapport de Frederick Vom Saal et Claude Hughes 90% des 104 études indépendantes montrent un risque possible.

Le bisphénol A pourrait pénétrer dans l’organisme entre autre par la peau.

Les chercheurs de l’unité Xénobiotiques de l’INRA de Toulouse montrent pour la première fois par des tests ex vivo que le Bisphénol A (BPA), perturbateur endocrinien qui fait débat par sa présence dans certains emballages, peut pénétrer dans l’organisme par la peau. Une étude épidémiologique menée en Chine sur des ouvriers produisant les résines de bisphénol A avait montré que le produit avait des effets néfastes sur la reproduction.
L’étude française, conduite en laboratoire et menée par le professeur René Habert, prouve désormais que même de très faibles doses de bisphénol A entraînent des défauts du développement des organes sexuels masculins, en inhibant la production de testostérone.

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